Cet édifice, dédié à la Vierge Marie, est inscrit à l'inventaire des bâtiments de France depuis le 25 mai 2001. Il est particulièrement atypique tant par sa forme, sa situation géographique que par son passé historique.
La construction de cet oratoire, au pied de la Montagne Saint Julien, dite le Clap, a été ordonnée en 1834 par les sœurs de la congrégation Saint Joseph de Lyon alors établies depuis dix ans à Ouillats.
En 1878, la chapelle est agrandie et prend la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Durant plus d'un siècle et demi, Ouillats est un lieu de pèlerinage et de fête. Son couvent, de très bonne réputation, est considéré dans toute la région pour son école de fille, école d'enseignement ménager et pensionnat, maison de retraite et les soins à domicile dispensés aux malades de la région.
En 1992, les dernières religieuses quittent finalement Ouillats pour d'autres couvents et la chapelle n'est plus entretenue.
En 1994, la communauté cède la chapelle à L'Association Diocésaine d'Albi, elle devient ensuite propriété de la commune en octobre 2023.
L'édifice est actuellement ouvert au public lors de l'Assomption et des Journées du Patrimoine.
La Rotonde a bénéficié, grâce aux dons et subventions, de quelques travaux de restauration qui ont permis sa sauvegarde : réfection de la toiture, fongicide à la charpente, assainissement des fondations et collecte des eaux pluviales, remplacement des pièces de marbre pour l'emmarchement de l'autel, mise aux normes de l'installation électrique, restauration des appliques luminaires, consolidation de la tribune et des escaliers, reconstruction des murets extérieurs, etc.
La structure est en bon état de conservation (couverture, charpente, planchers, vitraux, etc) et les menuiseries sont d'origine. Néanmoins, l'édifice présente des fissures sur la maçonnerie, la présence d'humidité est importante en partie basse des murs, l’enduis des façades extérieures est fortement endommagé, le décor intérieur peint est effacé et présente des micros-fissures.
Aujourd'hui la commune souhaite engager la mise en valeur intérieure du chœur prévoit les travaux de conservation et restauration des peintures murales des murs et de la voute du chœur et de l'arc triomphal séparant le chœur de la nef.
Concernant le traitement du décor peint du soubassement, il est proposé à cette phase de l’étude, deux versions correspondant chacune a un modèle de lambris bois à panneaux visibles sur deux photos anciennes. Au démarrage des travaux, l'entreprise retenue dessinera à la craie sur l'enduit récent les deux versions de panneautage, une des deux sera retenue, avec l'ABF et la DRAC.
Le projet comprend également des travaux préalables nécessaires à la restauration des peintures murales : remaillage des fissures existantes des murs extérieurs et intérieurs de la nef, et de l'arc triomphal, la réfection de l'enduit extérieur du soubassement Est.
Le piquetage de l'enduit de soubassement extérieur Ouest qui sera restauré, après assainissement, lors des travaux à réaliser en 2026, la restauration du vitrail Ouest, le nettoyage du vitrail est, la réfection du sol, actuellement composé d'un sol souple collé sur une chape de ciment, ce pour des raisons techniques, la chape est une barrière étanche qui empêche la respiration en pied des maçonneries anciennes.
Afin de parachever la restauration et la mise en valeur du chœur, il est prévu également de restaurer les guirlandes lumineuses ornant les arrêtes de la voute et le pourtour de la niche de la statue de la vierge suivants les dispositions observées sur les cartes postales anciennes, remettre en peinture la barrière de communion qui fait partie de l’ensemble.
L'estimation financière de ces travaux est de 93 296 € de travaux auxquels il faut ajouter la maîtrise d'œuvre des architectes spécialisés du patrimoine travaillant sur le dossier.
Cette première tranche de restauration du chœur ne sera pas possible sans le concours financier de l'Etat - Direction Régionale des Affaires Culturelles, qui a attribué un financement de 18 388.39 €, la Région Occitanie qui a attribué une somme de 1321 € et enfin du conseil départemental du Tarn qui participe à hauteur de 18 500 €.
